Rappelons quelques éléments par ordre chronologique précusseur de la catastrophe :
- 23 heures : le pilote envoie un signal manuel annonçant qu'il traverse une zone de cumulonimbus noirs chargés d'électricité qui s'accompagne de vents violents et d'éclairs.
- 23h10 : L'avion transmet une rafale de messages automatiques. Le pilote automatique est désengagé. Cette opération peut avoir été décidée par l'équipage ou par les systèmes de sécurité.
Cette déconnexion intervient automatiquement lorsque les ordinateurs détectent une panne grave.
En outre, les commandes électriques de vol qui activent les volets et les ailerons, passe en alimentation de secours. Ce mode se déclenche en cas de pannes électriques multiples. Cela peut indiquer que les moyens de contrôle nécessaires pour assurer la stabilité de l'avion sont endommagés, ainsi que les systèmes de vols.
- 23 h 12 : Pannes d'Adiru (Air Data Inertial Reference Unit) et Isis (Integrated Standby Instruments System).
Ces ordinateurs fournissent des informations capitales sur l'altitude, la vitesse et la direction du vol. Une minute plus tard, c'est au tour de l'ordinateur principal (Prim1) et l'auxiliaire (Sec1) de vol d'arrêter de fonctionner.
Les enquêteurs nient toutefois que la défaillance de l'Adiru et de l'Isis se soient produits au moment indiqué.
- 23h14 : Défaillance électrique totale et dépressurisation de la cabine (cause ou conséquence d'une désintégration de l'appareil).
L'avion aurait déjà, à ce moment là, amorcé sa chute vers l'Atlantique.
