Plusieurs hypothèses avaient été mise en évidence depuis le début de la catastrophe dont certaines semblent éliminées au vu des éléments que nous retrouvons petit à petit.
Rappelons l'ensemble des hypothèses :
* Explosion en vol (attentat terrosiste ?) et/ou incendie : NON
Depuis la découverte de la dérive de l'avion, une porte de toilettes ainsi que plusieurs éléments internes de l'avion qui sont entreposé depuis ce 12/06/09 à l'aéroport de Rectife, cette thèse semble perte du crédit.
En effet, aucune trace de feu et/ou de fumée n'est visible sur ces éléments.
Pour s'en convaincre, il suffit de passer en revue l'ensemble des photos disponibles sur internet par exemple.
Par ailleurs, les nappes de kérosène observées dans l'Atlantique près de débris écartent «a priori» la piste d'une explosion, accidentelle ou terroriste, et d'un incendie en vol puisque le carburant n'aurait pas brûlé.
Mais cela n'exclut pas une désintégration sous l'effet d'une autre cause qu'une bombe.
* Soudaineté du problème : OUI
Les fauteuilles doubles qui sont utilisés exclusivement par l'équipage et qui se situent entre le compartiment des passagers et l'endroit oû le personnel de bord prépare les repas ont été retrouvés repliés !
Ces sièges sont bien plus fins que ceux des passagers et sur l'ensemble des photos disponibles, on peut voir aisément que les ceintures de sécurité pendent.
Cela suggère que l'équipage circulait dans les couloirs de l'avion au moment du crash.
En effet, en cas de signal d'alerte ou de l'imminence d'un risque quelconque, ce dernier serait resté assis à sa place.
Le personnel de bord n'a donc tout simplement pas eu le temps de faire quoi que ce soit.
* Secousse sismique : Peut-être ?
Voilà une hypothèse qui mérite que l'on s'y attarde. Elle provient de Ronald Karel du Meteoquake Research Centre.
Ce dernier se base sur une zone sismique que l'avion a survolée seulement 36 heures après une secousse.
Le scientifique soutient que avant et après les séismes, une zone électro-magnétique se produit sur une vaste zone dans l'atmosphère.
Voilà ce qui expliquerait que l'avion ait perdu de l'altitude... En Indonésie, a ajouté Ronald Karel, les pilotes connaissent ce phénomène et sont extrêmement prudents lorsqu'ils survolent les couches sismiques et les volcans.
Ce qui conforte cette hypothèse, sans pour autant la vérifier comme étant une vérité absolue, c'est que l'enroit où a disparu l'avion correspond à l'endroit où le séisme de magnitude 4.8 sur l'échelle de Richter s'est produit.
L'auteur de cette théorie a également indiqué que plusieurs articles existent sur ce phénomène mais que les séismologues s'opposent farouchement à cette idée. Raison pour laquelle cette théorie ne serait jamais retenue.
* Défaillance d'une sonde de Pitot : Peut-être ?
La sonde Pitot est un tube fixé sur le long de la carlingue, à l'avant d'un avion, qui sert à en calculer la vitesse. Elle est rapidement devenue un élément sensible de l'enquête sur la disparition du vol Air France.
Si ces sondes avaient dû défaillir, les pilotes en cockpit n'auraient plus eu la bonne vitesse affichée sur leurs instrumentations, ce qui peut entraîner deux mauvaises conséquences pour la vie de l'avion : soit une
sous-vitesse (cause d' un décrochage), ou alors une survitesse (cause d'une déchirure de l'avion vu que ce derbier s'approche de la vitesse du son et que la membrane de l'avion n'est pas faite pour résister à de telles vitesses).
Par la suite, la compagnie a confirmé que des nouvelles sondes de ce type avaient été commandées trois jours avant la catastrophe.
L'ancien modèle était mis en cause après une série d'anomalies, à tel point qu'Airbus avait conseillé en septembre 2007 de les remplacer sur les A320, A330 et A340.
"Il se trouve, circonstance de temps, que les premiers approvisionnements arrivaient pratiquement la veille de l'accident, le vendredi", a confié Pierre-Henri Gourgeon, directeur général d'Air France. "Ce programme a été accéléré parce qu'il nous semble qu'il y a effectivement dans l'accident, nous le savons, un problème sur la vitesse", a-t-il ajouté, même si "je ne suis pas convaincu que les sondes sont la cause de l'accident".
Air France a annoncé que tous ses A330 et A340 auraient au moins deux nouvelles sondes de vitesse sur les trois disposées sur les appareils incésemment sous peu. "Je rappelle qu'Airbus maintient, et ils ont raison, que les avions sont sûrs avec trois types de sondes, l'Autorité européenne vient de le rappeler également, et nous sommes tout à fait en accord avec cela", a maintenu M. Gougeon.
Le Bureau enquêtes analyses (BEA), chargé de l'enquête technique après l'accident du vol AF447 au large du Brésil, et la compagnie Air France ont tous deux relativisé, jeudi 11 juin, l'hypothèse selon laquelle des sonde de vitesse défectueuses seraient à l'origine du drame. "On l'a déjà dit. Il n'y a encore aucun lien établi entre les Pitot et les causes de l'accident", a affirmé un porte-parole du BEA. "Des problèmes, des incidents, ont été constatés ; nous les étudions", a-t-il ajouté. Mais "cela ne veut pas dire que sans le remplacement, l'avion est dangereux, et qu'avec il ne l'est pas".
* Désintingration de l'avion en plein vol : OUI
Cette théorie s'appuie sur le très grand rayon de dispersion des fragments de l'Airbus retrouvés sur plus de 300 km.
Une telle désintégration à une altitude d'environ 10 000 mètres pourrait avoir trois causes : soit l'action d'un phénomène physique externe tel que météorologique exceptionnellement violent par exemple, plausible dans la zone de convergence intertropicale empruntée par le vol, soit un phénomène interne électromécanique et/ou informatique qui a engendré in fine après décrochage une brusque dépressurisation, soit un attentat terroriste (mis hors cause (cfr.ci-dessus)).
Le scénario d'une désintégration en plein vol est compatible avec les messages d'alerte automatiques envoyés par l'AF 447 quelques minutes avant sa disparition.
Ces transmissions suggèrent que l'appareil a subi en cascade une série de défaillances techniques, qui pourraient être les symptômes ou les causes d'un début de désintégration.
A titre préventif, Air France a publié une recommandation, validée par le Bureau d'enquêtes et d'analyses, destinée à rappeler à toutes les compagnies utilisant ses biréacteurs A330 «qu'en cas de conditions météorologiques difficiles, les équipages doivent conserver la poussée des réacteurs et l'assiette correctes pour garder l'avion en ligne.
* Le bug informatique : Peut-être ?
Le décrochage brutal de l'Airbus pourrait aussi avoir été causé par un bug informatique des ordinateurs de bord.
A ce sujet, l'hebdomadaire américain Time cite en exemple le cas d'un vol de la Qantas entre Singapour et Perth.
Un Airbus A 330, comme celui qui assurait la liaison Rio-Paris, a effectué en octobre dernier pendant 20 secondes une plongée de 200 mètres, avant de se stabiliser.
La cause : un des ordinateurs Adiru de l'appareil a envoyé de données erronées à l'ordinateur de vol. Suite à un deuxième incident fin décembre, Airbus a relevé dans ses données des indices suggérant que ce type de défaillance s'est produit sur quatre vols.
Toutefois on ignore pour le moment si l'AF 447 était équipé d'un Adiru de même modèle que celui installé sur l'appareil de la Qantas
* «Un intense éclat de lumière blanche dans le ciel» : OUI
Selon un témoignage publié par le journal espagnol El Mundo, un commandant de bord du vol 974 Lima-Madrid de la compagnie espagnole Air Comet qui volait non loin de la zone du crash à l'heure de la disparition de l'AF 447 rapporte avoir vu soudain un «intense éclat de lumière blanche qui a suivi une trajectoire descendante et verticale et qui s'est dissipé en six secondes».
Le pilote a fait un rapport à sa direction, qui a transmis ce rapport à Air France, à Airbus et à l'Agence de sécurité aérienne espagnole.
La vive lueur a été vue par le commandant, ainsi que par son co-pilote et par une passagère. Ce témoignage ne permet pas cependant de préciser si cette lumière est due à une explosion en vol de l'appareil. «Je ne peux pas évaluer l'information ou dire si cette lumière est vraisemblablement ou non celle de l'Airbus.» a précisé le directeur général de la compagnie Air Comet.
Au vu de l'ensemble des éléments précisés ci-dessus écartant l'hypothèse de l'explosion, on peut s'imaginer objectivement que cette éclat de lumière proviendrait d'une source externe à l'appareil.

